lundi 28 février 2011

Des remises en cause inévitables

Réflexion-analyse: Des remises en cause inévitables

28 Février 2011
De quelles remises en cause voulez-vous parler ?
De remises en cause plus ou moins basées sur une mauvaise utilisation des énergies dites renouvelables, des remises en cause qui semblent s’accumuler. Parmi les plus gênantes je noterai celle qui touche le Grenelle de l’Environnement : alors que ce Grenelle recueille beaucoup d’enthousiasmes, il se heurte aujourd’hui à une remise en cause économique venant du ministère de l’économie lui-même. De quoi modérer les enthousiasmes habituels.
Cette remise en cause est-elle vraiment fondamentale ?
Selon cette étude ministérielle le Grenelle de l’Environnement aurait des répercussions positives sur les investissements jusque vers 2020 (avec un gain de PIB allant jusqu’à 2%), mais avec des effets négatifs (-0,5 %) jusque vers 2050. Bien entendu cette étude a soulevé de sérieuses critiques, d’ailleurs à mon avis aussi peu concluantes que l’étude elle-même. En fait, pour le signataire de cette lettre, ni l’étude ministérielle ni les réponses critiques ne sont satisfaisantes. Le Grenelle de l’Environnement c’est surtout une collection respectable de propositions très différentes, mais possédant toutes un même défaut : l’absence d’une analyse économique et pratique préalable avant que les suggestions ne deviennent des décisions. Or sur ce point – essentiel à mon avis –le défaut est d’abord de tout mélanger : les propositions sont souvent beaucoup trop globales, et parfois sans réelle valeur pratique significative les problèmes étant très différents selon les secteurs. On ne peut – par exemple - mélanger l’amélioration de l’habitat avec toutes les autres initiatives écologiques, elles-mêmes d’ailleurs très disparates.
Quelles sont donc vos conclusions ?
Elles sont doubles, face à des enthousiasmes peut-être respectables mais enfantins, agglomérant même parfois des intérêts de groupes privés qui ont su prévaloir, sans qu’un examen critique sérieux – économique en particulier - n’ait pu être mené à bien. Tôt ou tard c’est une erreur que la France paiera très cher. En attendant les marches arrière vont se multiplier.
Que voulez-vous dire par là ?
J’avais, il y a bien des mois, souligné le caractère aberrant du tarif de rachat de l’électricité photovoltaïque. Et surtout souligné que la marche arrière serait un jour inévitable. Nous y sommes déjà avec un moratoire de trois mois sur les tarifs, qui fait hurler les industriels du photovoltaïque, plus de 350 mégawatts étant – selon les professionnels - en cours de réalisation. L’exemple le plus gênant est que la décision (je crains que ce ne soit pas la seule raison) provoque la fermeture du projet en cours d’usine girondine de fabrication de panneaux photovoltaïques de First Solar. Et que ce n’est pas la seule entreprise touchée. C’est une situation désolante, mais nous devrions au moins en tirer la morale, et ne pas continuer à prendre des décisions aussi légères que la fixation d’un tarif aberrant de rachat d’électricité photovoltaïque. En fait, certes à des degrés moins criants, des décisions analogues sont prises dans d’autres domaines. Or, à chaque fois cela se traduira tôt ou tard par des destructions d’emplois jusque là fortement encouragés.
N’est-ce pas un cas exceptionnel ?
Absolument pas – nous en verrons des exemples. Je suis convaincu, par exemple, que l’on surestime souvent les performances du solaire thermique. Et même, parfois et en réalité, qu’on y atteint des rendements inférieurs de 40% ou plus à ce qui est prévu par les méthodes « optimistes » qui sont souvent à la mode. Il y a de nombreux exemples de ce défaut dans les installations solaires dont les caractéristiques ne sont pas optimisées – ce qui est le cas des dispositions prônées par la réglementation RT. Avec deux faiblesses graves :
. le refus de procéder à des contrôles expérimentaux, en particulier dans les bâtiments très isolés où le chauffage solaire est généralement injustifiable, 
. l’ignorance quasi-scandaleuse des travaux de nos prédécesseurs (qui, eux, n’étaient pas intoxiqués par un Grenelle quelconque).
Ce n’est pas faute d’avoir jadis tenté d’utiliser le solaire (et ce depuis bientôt deux siècles) qu’on y parvient facilement : c’était – et c’est toujours un problème de rentabilité.
Même les techniques probablement les plus défendables – je veux parler de l’éolien par exemple - subissent plus ou moins les mêmes difficultés économiques que le solaire, j’y reviendrai la semaine prochaine.
Roger CADIERGUES

mardi 22 février 2011

La Mérule

La mérule se manifeste par l'apparition d'une substance semblable à de la ouate épaisse et blanche ou à une toile d'araignée qui vire ensuite au gris.
Les filaments gris argenté du mycélium d'un diamètre de 6 à 8 mm peuvent aller jusqu’à plusieurs mètres de longueur. Ils s'insinuent au cœur du bois et peuvent même traverser la maçonnerie. À l’état sec, les filaments deviennent cassants.
Quelquefois, la mérule se manifeste sous la forme d'un véritable carpophore rond à elliptique à marge de croissance blanche. Le champignon se présente sous la forme d'une masse molle, visqueuse, de un à deux centimètres d’épaisseur et de couleur rouge brun. Il contient des spores de couleur rouge.

Conditions de développement

La Mérule se développe principalement sur les résineux, mais aussi sur les feuillus. Aucune essence des régions tempérées ne résiste à la mérule ; seules quelques essences tropicales — iroko (Milicia excelsa), douka ou makoré (Tieghemella heckelii), doussié (Afzelia africana), etc. — présentent une résistance notable.

Jeune Mérule

Les conditions de développement sont:
  • le taux d'humidité du bois (à partir de 22 %), l'humidité optimale est aux alentours de 35 %, le développement s'arrête à 40 % ;
  • la température entre 20 et 26 °C, la mérule ne résiste cependant pas aux hautes températures ;
  • une atmosphère confinée ;
  • l'obscurité ;
  • vapeurs d'ammoniaque (lieux d'aisance).
Autrement dit, un bâtiment sain — clos, couvert, ventilé, etc. — et entretenu — sans fuites de plomberie — est à l'abri de la mérule.

dimanche 20 février 2011

Prenez la main !

En matière d'environnement, nous avons entendu tout et son contraire en 2010...
Que pensez des crédits d'impôt qui ne cessent de baisser ?
Sont-ils encore suffisamment avantageux pour encourager les chantiers faisant appel aux énergies renouvelables?
De même, on peut se demander si la TVA à 5.5 % est réellement répercutée dans les devis, et si le crédit d'impôt est rentable puisqu'il ne porte que sur la fourniture.
A réfléchir !

Bonne journée.

Dépenser pour économiser !

Arrivée précoce de l'hiver avec une température en chute libre et la neige avant l'heure...
Toutes les conditions sont réunies pour que la facture de chauffage explose.Il est donc temps de réfléchir sérieusement aux meilleurs façons de réduire sa consommation.Si l'entretien d'une installation de chauffage est un préalable incontournable,si l'isolation par l'extérieur présente de nombreux atouts techniques, l'isolation par l'intérieur est économique et efficace quand elle est bien mise en place (et contrôlée).
Et votre investissement ne sera pas inutile puisque le diagnostic de performance énergétique (DPE) vous permettra en cas de vente ou de location de faire valoir ces travaux.

Bonne journée.

jeudi 10 février 2011

Logements : les dépenses courantes ont fortement augmenté en 2010

Les dépenses courantes des Français pour le logement ont augmenté de près du triple de l'inflation, principalement en raison de la hausse des produits pétroliers et du froid.
Les dépenses courantes (loyers, énergie et charges) ont atteint 297,7 milliards d'euros en 2010, soit une hausse de 4,2% (contre 1,5% pour l'inflation) sur un an. En 2009, la même progression n'avait été que de 1,8 %. Pourtant, souligne le ministère, l'augmentation des loyers, qui représentent les trois quarts des dépenses courantes, a ralenti en 2010 pour la cinquième année consécutive (+2,7% après +3,1% en 2009). Le secteur privé (+1,3%) enregistre une hausse moins vive que le secteur social (+ 2,0%) pour la troisième année de suite.

Hausse du prix des énergies fossiles

Par contre, les dépenses d'énergie ont fortement progressé (+12,1%) en 2010, conséquence de la hausse des prix du fioul et du gaz (+22% et +36% au cours des 5 dernières années) et d'une consommation plus importante en volume en raison d'une météo moins clémente qu'en 2009. Les charges, qui représentent un dixième du total, ont enregistré également une accélération en 2010 (+2,2% en 2010 après +1,3% en 2009). Les dépenses d'investissement des Français, qui représentent le tiers de la dépense totale dans le logement, ne sont pas encore connus pour 2010, indique le ministère.
Source : batirama.com/AFP